« Aujourd’hui, l’une des principales raisons pour lesquelles les chauffeurs peuvent et choisissent de rouler avec l’application Uber c’est l’indépendance et la liberté d’utiliser notre application si, quand et où ils le souhaitent », amorce la plateforme de VTC, en difficulté après une récente décision de justice, dans une publication des plus intéressantes. Car Uber a décidé de dévoiler une série de chiffres inédits concernant la rémunération de ses chauffeurs français (enquête Kantar-TNS auprès de 1600 conducteurs).

Salaire horaire médian de 24,81 euros

A partir de « données réelles » tirées de l’application, l’entreprise américaine affirme donc que le chiffre d’affaires horaire médian en 2018, net des frais de services Uber, soit le versement de la commission, de la TVA et des cotisations sociales, est de 24,81 euros. Mais ce n’est pas cette somme qui tombe directement dans leurs poches ! Ainsi, les chauffeurs VTC gagnent 9,15 euros de l’heure, soit un salaire net mensuel de 1 617 euros.

« Au-delà de l’indépendance, conduire avec l’application Uber c’est avant tout exercer une activité pour gagner sa vie. Nous savons qu’il existe de nombreuses questions sur les revenus des chauffeurs VTC lorsqu’ils utilisent l’application Uber », voici pourquoi Uber y répond.

Ce salaire serait calculé sur l’hypothèse de 45,3 heures de connexion hebdomadaire à l’application Uber, soit pour les non-salariés. Sachant qu’il existe d’autres services de ce type, tous les chauffeurs ne se connectent donc pas à la plateforme américaine… Mais l’entreprise souligne que le revenu médian des non-salariés dans le transport est de 1 430 euros mensuel et de 1 110 euros pour le transport public particulier selon l’Insee.

Le chauffeur Uber roule en Peugeot 508

Uber conclut son rapport sur le profil type de ses chauffeurs. Par exemple, les conducteurs transportent leurs clients le plus souvent dans une Peugeot 508, sont âgés en moyenne de 39 ans et titulaires d’un bac+2 et plus. Et, certains d’entre eux auraient choisi de travailler pour Uber, principalement pour deux raisons : 89% pour l’indépendance et 81% pour être son propre patron.