Au cours du troisième trimestre 2018, Daimler a immatriculé 794700 véhicules (VL et VUL) dans le monde, soit un repli de 4% par rapport à la même période de référence 2017. Le chiffre d’affaires a légèrement fléchi, à 40,2 milliards d’euros contre 40,7 milliards un an plus tôt. Dans le même temps, l’Ebit s’est affaissé de 27%, à 2,4 millions d'euros, tandis que le bénéfice net s’est établi à 1,7 million d’euros, en nette régression par rapport aux 2.2 millions du troisième trimestre 2017.

Ces performances décevantes s’expliquent principalement à l’aune des mesures correctives entreprises dans le cadre du dieselgate. Bodo Uebber, directeur financier de Daimler, fait d’ailleurs référence à « des procédures administratives et autres mesures correspondant à une somme en millions d’euros et à trois chiffres », sans donner plus de détails en évoquant « des accords de confidentialité » conclus entre les autorités et le groupe. A ses yeux, la situation devrait se normaliser durant le dernier trimestre de 2018.

Dieter Zetsche, président de Daimler, se veut d’ailleurs rassurant : « L'industrie automobile et par extension Daimler évoluent dans un environnement très difficile, mais nous restons confiants, car le demande des clients reste robuste ». Bodo Uebber se projette même au-delà : « Dans cet environnement instable, il est important de continuer à investir et c’est ce que nous faisons. C’est possible grâce à notre assise financière et à nos différentes possibilités de refinancement ».

Pour conclure, notons que l’unité Mercedes-Benz Cars a immatriculé 559500 véhicules au troisième trimestre 2018, dont 223600 en Europe. Par grand marché, le seul motif de satisfaction vient de Chine (record avec 170400 unités).