L’avenir de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron) se précise. Sa direction et ses syndicats (sauf la CGT et Sud) pourraient signer d'ici le 4 juillet un accord de transition qui prévoit le recours à une activité partielle jusqu'à fin 2021 et la recherche de productions de diversification.

Le site d’Onet-le-Château, dédié exclusivement à la fabrication et l’usinage de composants pour les moteurs diesel, est l’une des usines françaises les plus exposées à la baisse accélérée de ces motorisations en France et en Europe. Il emploie 1.545 personnes.

Fin janvier 2018, la direction du groupe allemand s’est engagée à investir 14 millions d’euros pour moderniser l’une des deux lignes de production que compte l’usine, sous réserve qu’un accord de compétitivité soit signé par le personnel sur la période 2018-2021.

Le risque d'un plan social


Faute d’accord, l’équipementier a annoncé qu’un plan social portant sur 700 emplois serait lancé d’ici la fin de l’année.

Le 28 juin 2018, à l’issue d’un comité d’entreprise extraordinaire, le syndicat Sud, majoritaire, a déclaré qu’il ne s’était pas encore positionné. La CFDT a indiqué qu’elle devrait signer l’accord.

“Nous n’avons pas pu obtenir une suite pour l’usine avec des produits Bosch existants. Il y a une petite chance de maintenir le site avec des projets de diversification. Trois ans de travail, c’est mieux que commencer le PSE dans six mois”, dit Jean-Noël Cruilles, délégué syndical CFDT.

Selon lui, un plan de sauvegarde de l’emploi portant sur 700 postes, mettrait en danger le site entier, le privant d’une “taille critique”.

La CFE-CGC a annoncé qu’elle signerait l’accord, qui selon elle donnera une bouffée d’oxygène au site pour les trois années à venir.

De son côté, la CGT s’est engagée dès le 14 juin à ne pas apposer sa signature, faute de “projet industriel d’avenir”.