Avec une part de marché passée de 72,9% des ventes de voitures neuves en 2012 à 38,9% en 2018, le moteur à gazole est en crise en France. Le gouvernement a décidé de réagir, et a convoqué le 11 mars 2019 "les représentants syndicaux, les constructeurs automobiles et les équipementiers sur l'évolution de la filière automobile" à Bercy. Le but est de "mieux articuler les actions de l'Etat et des régions en matière de politique industrielle" selon le communiqué du ministère de l'Economie.

Le syndicat FO métaux Val-de-Seine n'a pas attendu la fin de la réunion pour planter le décor : il réclame "la fin du yoyo règlementaire et une vision politique à long terme aussi réaliste qu'ambitieuse pour la filière automobile française", car dans les Yvelines, "concrètement, ce sont 40 000 emplois qui se retrouvent aujourd'hui en sursis".

Ce département de l'Ouest francilien abrite en effet des infrastructures de recherche ou des usines de PSA comme de Renault.

Or, selon FO métaux, "la fabrication d'une voiture électrique nécessite 40% de main d'oeuvre en moins, et ce marché est artificiellement dopé par une guerre contre le diesel, accusé de tous les maux." Le syndicat chiffre même à 250 000 le nombre de postes liés à l'automobile qui seraient menacés en France.