Dans la veine du « think global act local », parfois synthétisé en « glocal », Volvo inaugure donc son premier site industriel américain, dans la ville de Charleston, située en Caroline du Sud. Notons au passage que Charleston accueille déjà un site de production BMW, une usine Daimler, inaugurée en 2016, ainsi que le siège de Michelin pour l’Amérique du Nord.

Le réseau industriel de Volvo Cars s’articule désormais comme suit : deux unités de production et une usine de moteurs en Europe, dont le berceau suédois de Göteborg, trois usines automobiles et une usine de moteurs en Chine (Volvo appartient depuis quelques années à Geely), ainsi que des unités d’assemblage en Inde et en Malaisie. Une complétude qui lui assure une couverture mondiale localisée et par extension, des flux plus fluides et des économies de logistique. « L’usine de Charleston fait des Etats-Unis notre troisième marché domestique », se réjouit Hakan Samuelsson, président et CEO de Volvo Cars, tout en ajoutant que « de belles perspectives de croissance existaient pour Volvo Cars aux Etats-Unis, comme dans le monde ».

Le site de Charleston lancera à l’automne 2018 la production de la nouvelle berline sportive premium de taille intermédiaire Volvo S60, basée sur la plate-forme SPA du groupe. Par la suite, en 2021, l’usine construira également la nouvelle génération du grand SUV premium Volvo XC90. Les modèles issus de Charleston seront majoritairement destinés à l’Amérique du Nord naturellement, mais une activité à l’exportation est aussi programmée.

Le site de Charleston comprend un bâtiment de bureaux pouvant accueillir jusqu'à 300 collaborateurs des fonctions R&D, achats, qualité et ventes. L’usine sera dotée d’une capacité annuelle de production de 150 000 véhicules. Le site s’étend sur 650 hectares et la superficie des bâtiments avoisine les 215 000 m². Les travaux avaient débuté en 2015 et ce projet a représenté un investissement de l’ordre de 1,1 milliard de dollars. 1 500 recrutements sont programmés d’ici la fin de l’année et à terme, le site devrait accueillir quelque 4 000 collaborateurs.