Valeo et Apollo, qui appartient à Baidu, le leader des moteurs de recherche sur internet en langue chinoise, ont conclu un accord de coopération qui n’est naturellement pas anodin eu égard au domaine d’expertise concerné, le véhicule autonome, et aux nationalités des deux groupes.

Valeo apportera notamment son expertise en matière de capteurs (caméras, radars, capteurs à ultrasons et le scanner laser Valeo Scala). Un savoir-faire régulièrement démontré en situation réelle par le groupe par l’intermédiaire d’opérations comme les 24 heures du périphérique parisien, le Tour d’Europe ou le Tour des États-Unis, par exemple. En outre, Valeo fera valoir son efficacité « en matière de systèmes de nettoyage de capteurs, essentiels au fonctionnement optimal de ces derniers, en matière de connectivité entre les véhicules autonomes et en matière de contrôle et d’optimisation de qualité de l’air au sein de l’habitacle ».

Apollo mettra à disposition de Valeo l’ensemble de ses outils logiciels, matériels et données (systèmes d’exploitation, de localisation, de cartographie, moteurs de simulation, cloud, algorithmes, etc.), via sa plateforme ouverte (qui rassemble 113 partenaires dont de nombreux constructeurs automobiles et la plupart des équipementiers Tier 1). Créée en avril 2017, Apollo accélère ainsi le développement, les tests et le déploiement des véhicules autonomes grâce à une approche collaborative, qui s’inspire des démarches d’open-innovation en développement dans l’industrie.

« Les robots taxis vont arriver très rapidement sur le marché, tandis que la commercialisation de véhicules autonomes au grand-public interviendra d’ici cinq à dix ans, sachant que dans l’intervalle, les voitures deviendront de plus en plus assistées. Chez Valeo, nous estimons ainsi que le marché des capteurs va continuer à progresser de 20 à 25 % par an », a récemment réaffirmé, Jacques Aschenbroich, président de Valeo.

Rappelons que Valeo présentera ses résultats du premier semestre le 26 juillet 2018 à Paris. Des résultats très attendus par les places de marché, qui n’ont pas ménagé le groupe. Ainsi, il affiche la performance la plus basse du CAC 40 au premier semestre. Il est vrai aussi que les marchés sont rarement cléments avec les équipementiers automobiles.