Ce week-end, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, François de Rugy, ministre de la transition écologique, a affirmé : « Nous allons en discuter avec le gouvernement, nous allons en discuter avec les constructeurs, il faut qu'il y ait une subvention à l'achat pour l'hybride rechargeable », ajoutant qu’il envisageait cette prime dans une fourchette comprise entre 1000 et 2000 euros. Rappelons que cette prime existait à l’origine et qu’elle avait été supprimée l’an passé, tandis que la prime à l’achat d’un véhicule neuf 100% électrique avait été portée à 6000 euros. Par contre, François de Rugy ne plaidera pas en faveur d’une aide pour les hybrides classiques, « le marché permettant aujourd'hui de vivre sans prime ». Notons que cette mesure serait assez marginale.

Pour une baisse de 40% des émissions CO2 des voitures en 2030


De manière plus générale, François de Rugy a rappelé que la France « visait zéro utilisation d'énergie fossile, c'est-à-dire zéro essence, zéro diesel dans les transports, à l'horizon 2050 », ajoutant que s’il était possible d’aller plus vite dans cette direction, il ne faudrait pas s’en priver. Le ministre a annoncé qu'il allait plaider, lors du prochain conseil des ministres européens de l'environnement « pour une baisse de 40% des émissions CO2 des voitures en 2030", précisant que « les Allemands, comme la commission européenne sont sur 30% et les constructeurs automobiles sur 20% ». Il a aussi souligné que le gouvernement « milite pour le développement d'une vraie filière européenne de la batterie électrique d’ici à 10 ans ».

Le CNPA préconise de travailler sur la structure du parc


Simultanément, par voie de communiqué, le CNPA de Francis Bartholomé a apporté son soutien à la proposition de François de Rugy, mettant en avant « une mesure de bon sens ». L’organisme professionnel s’est aussi félicité de l'annonce du Président de la République, Emmanuel Macron, de vouloir défendre une position moins dure sur les émissions de CO2 des automobiles en 2030, en mettant à contribution les constructeurs pour « rénover le parc roulant ». Et d’étayer son propos : « Sur le territoire français, l’effort collectif doit en priorité se polariser sur deux types de véhicules. Primo, les VUL qui ne représentent certes que 16 % des km parcourus en 2016, mais qui rejettent près de 40% des émissions de NOx et de particules fines en milieu urbain. Secundo, les véhicules Euro 1 à 4, qui ne représenteront que 10% du parc à l’horizon 2030, mais émettront plus de 40% de NOx et plus de 70% de particules fines ».


(avec AFP)