Le diesel recule dans le neuf, mais aussi dans l'occasion. Au premier semestre, 64% des véhicules d'occasion étaient dotés d'un moteur à gazole. Une part écrasante, mais en baisse : 65,4% de gazole au premier semestre 2017, 68,7% au premier semestre 2014, date du "pic diesel" pour le marché de l'occasion.

La part des ventes de diesels ne se contracte pas au sein de toutes les tranches d'âge, cependant. Parmi les véhicules de plus de 10 ans, (tranche la plus populaire avec 50,8% des immatriculations au premier semestre, -2,5 points par rapport à 2017), le diesel s'avère en augmentation : 62,8% des ventes, contre 62,2% en 2017, 54,9% en 2014 et 49,1% en 2011.

Avec des dispositifs tels que la prime à la conversion, le gouvernement cherche à éliminer les diesels les plus anciens du parc français. En dépit de forts bons résultats (62 752 véhicules diesels envoyés à la casse au premier semestre), les "vieux" VO et plus particulièrement ceux à gazole sont loin d'être éradiqués. D'autant que d'après les chiffres du commerce extérieur, seulement 136 525 voitures d'occasion diesels ont été exportées entre juillet 2017 et juillet 2018 (+8,4%).