Près de 11 millions d’unités vendues dans le monde et plus de 230 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017, douze marques,… Volkswagen aime la démesure. Mais le groupe souhaite tout de même préparer son avenir comme il faut. Le constructeur automobile annonce vouloir investir massivement au cours des cinq prochaines années jusqu’à fin 2023 pour le véhicule du futur. Il débloquera ainsi une enveloppe de 44 milliards d’euros consacrés aux enjeux liés à l’électro-mobilité, la conduite autonome, aux nouveaux services de mobilité et de digitalisation, et ce, dans ses véhicules mais aussi dans ses usines. Selon le groupe, ces dépenses représenteront environ un tiers du budget total alloué sur la période 2019/2023.

« L’un des objectifs de la stratégie du groupe Volkswagen est d’accélérer le rythme de l’innovation. Nous concentrons nos investissements sur les futurs domaines de la mobilité et mettons systématiquement en œuvre notre stratégie », déclare Herbert Diess, président du directoire du groupe Volkswagen, à l'issue de la réunion ordinaire du Conseil de Surveillance. Frank Witter, membre du directoire du groupe en charge des finances et de l’IT ajoute : « Nous maintenons nos objectifs d'investissement et de coûts, nous sommes concentrés et disciplinés et allons systématiquement poursuivre sur la voie que nous avons choisie. »

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Pour ce faire, et que le processus d’investissement fonctionne pour le mieux, la priorité sera donnée à l’amélioration des bénéfices de toutes les marques et de toutes les sociétés sans exception dans le but de financer les programmes ou défis du futur avec ses propres ressources. C’est d’un commun accord entre elles. Car, selon le groupe « le ratio des dépenses d’investissement et de la recherche et développement de la division automobile devrait continuer à baisser à un niveau compétitif de 6% à partir de 2020. L'objectif de cash-flow net d'un minimum de 10 milliards d'euros à l'horizon 2020 reste d’actualité. La question du diesel continuera toutefois d’avoir des répercussions sur les flux de trésorerie pour les années 2019 et 2020 ».

Aussi, des discussions sont en cours avec le constructeur automobile Ford, sur une possible coopération industrielle concernant les VUL. Les deux entités seraient en effet très complémentaires en termes de produits et de régions. Cette synergie pourrait avoir des effets notoires sur les économies ciblées.