Fini ou pas fini ? Richard Grenell, ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne, a fait savoir que Volkswagen n'avait désormais plus aucune activité en Iran. Des propos vite démentis par les intéressés auprès de l'AFP : "Volkswagen se conforme à toutes les lois nationales et internationales applicables et à la règlementation en matière d'exportation. C'est pourquoi Volkswagen suit de près l'évolution de l'environnement politique et économique en Iran et dans la région" a indiqué le groupe.

Toujours selon l'AFP, M. Grenell, proche du président Donald Trump, est un habitué des "fake news" (fausses nouvelles) comme les nomme le président américain. Il a déjà fait de même avec le géant de la chimie BASF, qui avait démenti par la suite...

Mais que la nouvelle soit fausse aujourd'hui ou vraie demain, peu importe. L'Iran et son industrie automobile sont frappés de plein fouet par le retour des sanctions américaines. Au point que le gouvernement iranien a été obligé d'introduire un plan de sauvetage pour l'industrie automobile à la fin août.

Volkswagen fait tout pour rester en Iran, mais du côté de PSA comme de Renault, l'affaire est déjà réglée. Renault, qui y a encore vendu 7626 voitures en août (-47,5%) et 96 000 depuis le début de l'année (-3,6%), assure "se conformer entièrement aux sanctions américaines" et ainsi avoir mis son "développement en veille". Le groupe a cessé de livrer des pièces à ses partenaires iraniens à la date du 4 août, ce qui n'exclut toutefois pas que des autos soient encore produites aujourd'hui.

PSA a fait de même, mais sans doute un peu plus tôt. Sur le site Internet de Saipa-Citroën, un message assure que les 2000 C3 qui devaient être livrées en août le seront un peu plus tard dans l'année...