Waymo a donc enregistré une filiale en Chine, peu avant l’été, sous le nom de Huimo Business Consulting. Elle est basée à Shanghai et fait valoir un capital initial de quelque 500000 dollars US. John Krafcik, qui supervise Waymo est déclaré comme le président de Huimo Business Consulting. Un porte-parole d’Alphabet a confirmé cette information, mais sans donner plus de détails.

Selon toute vraisemblance, Waymo projette de réaliser des tests de véhicules autonomes en Chine, comme il est capable de le faire ailleurs dans le monde. Eu égard à la taille du marché chinois, l’enjeu est naturellement colossal (les autorités chinoises évoquent un objectif de 30 millions de véhicules autonomes mis à la route d’ici 2030).

De plus, cette avancée s’inscrit dans un contexte particulier, puisque plusieurs dirigeants de Google ont laissé entendre la semaine passée une volonté de revenir au premier plan en Chine, après avoir dû accepter de s’effacer ces dix dernières années. Un point important quand on sait comment les BATX, les GAFA asiatiques, à savoir Baidu, Alibaba, Tencent et Xiami, s’organisent, avec des entreprises comme NavInfo ou AutoNavi par exemple.

Rappelons que Waymo travaille d’ores et déjà officiellement avec plusieurs constructeurs de premier plan, dont FCA, via Chrysler notamment, mais aussi Honda et Jaguar Land Rover.