Les constructeurs soutiennent activement les nouveaux règlements liés aux émissions de CO2 ou de polluants, ils le répètent à chaque nouvelle communication. Mais en Espagne, l'association qui représente les constructeurs (Anfac) aurait demandé une largesse au ministère de l'Industrie, selon des informations concordantes d'Europa press et d'Efe.

Le ministère étudierait ainsi la mise en place d'un moratoire, mais a refusé d'en dire plus à nos collègues espagnols. Tout juste a t-il indiqué que si celui-ci se mettait effectivement en place, ce serait au delà du 1er septembre 2018, date à laquelle l'application du WLTP entrera dans sa deuxième phase.

Le président de l'Anfac, qui n'est autre que Jose Vicente de los Mozos, le directeur des fabrications et de la logistique du groupe Renault, aurait annoncé que le WLTP peut faire perdre 5% de production automobile à l'Espagne dès l'an prochain.
L'Espagne est à l'heure actuelle une grande nation de la production automobile, avec 2,2 milllions de véhicules légers fabriqués en 2017 et environ 605 000 poids lourds. Neuf marques se partagent 17 usines, parmi lesquelles Renault, PSA, Volkswagen, Mercedes, Nissan, Ford, Seat, Audi ou encore Iveco.

M. De los Mozos aurait de plus agité le chiffon rouge auprès de l'administration de son pays : en cas d'augmentation de la fiscalité automobile liée aux émissions, l'Espagne pourrait voir son marché du neuf se contracter de 7 à 10%. In fine, l'emploi serait le premier à trinquer...